Article de la Rédaction du magazine Rolling Stone (France)
Ce qui faisait la beauté des Rolling Stones, c’était leur adhésion totale et hédoniste à l’éthique « sexe et danger » du rock.
L’horreur de ce documentaire vient de son regard lucide sur la puissance cinétique du groupe sur scène, qui pouvait être à la fois hypnotique et terrifiante dans son intensité.
On se souvient surtout de Gimme Shelter pour son final glaçant (la mort de la spectatrice Meredith Hunter lors du concert gratuit des Stones à Altamont en 1969) mais tout au long du film, les réalisateurs Albert Maysles, David Maysles et Charlotte Zwerin ont su donner une idée envoûtante de l’énergie sombre du groupe, qui évoquait la libération et le nihilisme. Et le dernier plan de la réaction de Mick Jagger est obsédant. -T.G.