Dans notre lit, à la lumière de la lampe de chevet, ou allongés sur la pierre chaude d’un muret par une belle journée d’été, combien d’entre nous n’ont-ils pas vibré à la lecture du Club des Cinq ?
Ils furent la première référence d’un groupe de copains (cousins, ici) mixte, garçons et filles, auquel nous pouvions nous identifier, même s’ils jouissaient d’une liberté totale qui nous était inaccessible (bien que. Lorsque mes parents nous laissaient l’été chez nos grands-parents durant trois semaines, les 7 cousins que nous étions n’avions qu’une obligation : rappliquer dare dare lorsque la cloche sonnait l’heure des repas. Pour le reste, personne ne nous voyait de la journée).
Enyd Blyton bouscula subtilement les codes d’une société paternaliste
Cela parait évident aujourd’hui, mais cette mixité était nouvelle dans la littérature enfantine. Et plus encore le caractère fort et indépendant de Claudine, surnommée Claude, par laquelle l’autrice Enyd Blyton bouscula subtilement les codes d’une société paternaliste, même si les décisions étaient laissées à François, le garçon protecteur et raisonnable. Garçons et filles y trouvaient ainsi leur compte et une source d’inspiration.
Mais ce ne fut pas la seule nouveauté de ces ouvrages au dos rose.
Le Club des Cinq peut aussi faire figure d’ancêtre des séries, avec ses 45 ouvrages (21 écrits par Enyd Blyton plus 24 écrits par la traductrice française, après la mort de l’autrice). L’impatience et le désir de découvrir la suite étaient nés.
Un ancêtre dont le contenu et l’écriture n’ont cessé d’être simplifiés pour s’adapter aux nouvelles générations, comme l’explique cet article du Nouvel Obs.